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| - Mon amoureux et moi sommes allés passer un avant-midi de réalité virtuelle à l'exposition "Particules d'existence" samedi. C'était sa première visite au Centre Phi, et moi ma troisième. En ce sens, je suis contente qu'il ait découvert le Centre avec cette visite là, puisqu'elle était pour moi de loin la meilleure que j'ai eu au niveau de l'accueil et du déroulement de l'activité. Mon avis se concentrera donc essentiellement sur mon expérience de samedi, mais en soulignant quand même certains points faibles de mes visites précédentes: on peut espérer qu'ils soient du passé et qu'ils aient été corrigés définitivement depuis.
La billetterie en ligne est efficace et simple. On peut apporter un billet imprimé ou le montrer à même son téléphone cellulaire. Certaines expériences peuvent ne pas convenir à certains visiteurs qui ont des contraintes de santé et l'avertissement est clair sur le site. La réception, dont l'adresse figure sur tous les communiqués comme étant leurs coordonnées officielles, est facile à trouver sur la rue St-Pierre. Parfois, comme ce samedi, il faut prévoir un peu de temps pour se déplacer à des entrées voisines, sur St-Paul ou plus haut sur la rue; les directives seront alors affichées à même la porte principale.
"Particules d'existence" est composé d'une douzaine de stations, qu'on peut visiter dans l'ordre que l'on veut selon la disponibilité des casques. Le guide de l'exposition, ainsi que les employés, sont utiles pour choisir un thème à suivre à travers les stations (par exemple, tous les documentaires ou toutes les uvres ludiques) ou alors pour déterminer quelles stations sont plus "demandantes". C'est que, pour certains d'entre-nous, regarder de la réalité virtuelle pendant de plusieurs minutes peut causer des nausées ou des maux de tête. Vaut mieux alors alterner entre l'écoute de documentaires et les expériences où l'on se déplace dans l'environnement pour ne pas se fatiguer.
Je me rappelle que la salle de cinéma n'est pas super confortable. D'une part, il n'y a pas de dénivelé donc la tête des spectateurs devant vous peut vous obstruer la vue. D'autre part, les sièges sont durs. Je ne suis pas princesse (ha!) et je ne souffre pas de maux de dos, mais j'étais endolorie après mon film, comme si j'étais assise sur un banc d'aréna.
Flash-back à l'exposition de Björk de l'an dernier. À la fin de chaque "morceau", le groupe devait se déplacer d'une pièce à une autre pour essayer un nouveau casque et voir le "morceau" suivant. La cadence de la visite était trop serrée. Je comprends que plusieurs visiteurs voulaient obtenir des billets pour l'exposition. Malgré cela, j'irais jusqu'à dire que le rythme imposé était irrespectueux pour l'uvre. On se rappelle que Björk nous interprétait des pièces incroyablement intimes sur sa rupture amoureuse et sur le sens de la famille. Eh bien, j'étais émue et absorbée dans son univers avec le casque et les écouteurs mais, à chaque 5 minutes, je devais retirer l'équipement/essuyer mes larmes/prendre ma sacoche et marcher rapidement pour aller m'assoir ailleurs, replonger 5 minutes, répéter. C'était brusque. Certaines expériences n'avaient pas bien fonctionné et/ou le personnel ne savait pas comment les expliquer pour que l'on puisse en tirer le plein potentiel. J'avais écris au Centre Phi après ma visite pour leur faire part de mes déceptions et je n'avais rien reçu comme réponse. Ça m'avait presque convaincu de ne plus y remettre les pieds. Au final, pas eu le choix, leurs événements sont trop cool ;)
Je les félicite donc pour leur programmation toujours intéressante et, surtout, pour leur absence de prétention. Les arts numériques peuvent être méconnus par le grand-public, et les endroits de diffusion peuvent être intimidants. Ailleurs, comme visiteuse non-initiée, je me suis déjà sentie vraiment larguée au centre de quelque chose que je n'arrivais pas à saisir et où on ne me proposait pas de contenu bien vulgarisé. Au lieu de ressortir curieuse et nourrie, je me sentais démotivée de mon ignorance. Au Centre Phi, du moins dorénavant il me semble, les employés font tout pour nous accompagner dans l'usage des appareils de réalité virtuelle ce qui permet à tous de pouvoir s'abandonner aux uvres sans barrière.
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