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| - On m'avait parlé du café-coopérative de solidarité-ami des artistes, et il fallait que j'aille y faire un tour, question de prospecter les possibilités d'y accrocher. Le premier détour fut intéressant. Le Café l'Artère est situé sur une frontière, qui passe notamment entre le crade et le branché, entre le Mile-End (ou même le Mile-Ex pour les connaisseurs) et Parc-Ex, et entre le café étudiant et l'énorme espace d'accrochage-spectacle d'une salle-gallerie de quartier désaffecté ou en développement.
Il est situé à l'intérieur de l'une des tours à bureau bordant l'avenue du Parc jouxtant la rue Jean-Talon, un environnement industriel vaguement hostile où l'on ne se retrouve pas par hasard. Quoiqu'il en soit, le café vaut le détour, pas loin du métro Parc, les petites rues autour regorgeant d'espaces de stationnement; il n'y a pas d'excuse pour ne pas s'y rendre.
La raison principale devrait être de profiter de l'espace très grand, dans une ambiance décontracte qui rappelle le café Dépanneur du quartier Mile-End, ou l'Escalier du quartier Ville-Marie. Sauf qu'ici, la formule est légèrement différente. Aussi ancrée dans la communauté mais davantage orienté vers la communauté artistique, l'équipe de dévoués tirant les leviers le fait en mode coopératif " auto-gestion ", formule qui fait penser à la coopérative Touski du quartier Centre-Sud. S'y déroulent des 5 à 7, des conférences et des spectacles, sans compter des ateliers et vernissages. L'Artère est l'ami d'un peu tout le monde, si bien qu'on se demande s'il a vraiment une direction précise ou un esprit de communauté; les féministes, les anarchistes, les écologistes, les LGBT, les végétariens et végétaliens, et bien-entendu, les artistes au sens large.
Parlant des adeptes du végétarisme, le café sert de la nourriture. J'ai bien lu quelque part le " Café-restaurant végétarien et végétalien l'Artère ", mais lors de ma visite, le menu affichait également des plats comprenant de la viande. On y sert des bières locales et de micro-brasserie, accessibles si on consomme de la nourriture.
Au sortir de mon expérience, je me sens toutefois un peu critique. Mon cappuccino au goût impec était cependant étrangement petit, si petit que je croyait boire un espresso (la vache a manqué de lait?), tant en est-il que mon téléphone portable ne contient pas assez de pixels pour vous le présenter. Le service était un peu lent, un seul serveur à l'attention du grand local au trois-quart plein. Il y avait enfin une connexion Internet " Île-sans-fils " performante, mais pas suffisamment de prises de courant pour brancher mon ordinateur portable. Moins d'étoiles, donc, mais je suis tenté d'y revenir assister à l'une des activités et éventuellement réviser cette évaluation.
Car il ne s'agit pas d'un café comme les autres, avec sa formule coopérative qui sort de l'ordinaire. Il faut donner l'opportunité à cette "auto-gestion" encore jeune d'apprendre et de faire la preuve que cette formule fonctionne. Pour l'instant, l'ensemble du service et de l'endroit mériterait à mon avis un peu plus de clarté. Et surtout la mission communautaire, elle, le mérite d'autant plus. À noter que l'espace dispose, tel un café étudiant, d'un vieux piano, d'un espace de livres à bouquiner et de quelques jeux. Un plus!
Point boni : le café est situé à même le local d'une petite boutique écologiste faisant office d'éco-quartier. La boutique est un beau capharnaüm d'articles tous aussi intéressants les uns que les autres sur le thème de la défense de l'environnement, et inclut une sélection de livres des Éditions Écosociété.
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